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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:04
Carrières Magazine 80
Carrières Magazine 80

Juste après les élections municipales de mars 2014, le gouvernement socialiste a annoncé, dans le cadre du programme de stabilité 2014-2017, « un effort d’économies de 11 milliards d’euros pour les collectivités territoriales », concrétisé par une réduction draconienne de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) allouée par l’État.

Cet effondrement de la DGF, inédit par sa brutalité et son ampleur, a été de surcroît aggravé par le transfert de nouvelles dépenses imposées par l’État : réforme des rythmes scolaires, augmentation mécanique de la masse salariale de la Ville consécutive à des réformes du mode de rémunération des agents publics, amendes pour non-respect du taux de 25 % de logements sociaux, et quadruplement du Fonds de Péréquation des ressources Intercommunales et
Communales reversé par les communes considérées comme riches aux villes défavorisées.

À ce hold-up de l’État sur les finances de notre Ville s’est ajoutée, en début d’année, la suppression radicale par le Département des Yvelines de subventions pour les crèches, le Conservatoire de musique et l’École municipale des sports et du versement du Fonds Départemental de Péréquation de la Taxe Professionnelle.

Enfin, comme si cela ne suffisait pas, l’État a annoncé le 17 mars une revalorisation à visée électoraliste du point d’indice des fonctionnaires. La Ville connaîtra donc, dès l’année prochaine, une perte de ressources non plus de 2,5 millions d’euros, comme nous l’annoncions dans le Carrières Magazine 78 de septembre 2015, mais de 3,8 millions d’euros, chaque année, sur un budget de fonctionnement d’environ 19 millions d’euros, soit 20 % de ressources amputées.

En se rendant coupable d’un tel saccage des finances de la Ville, l’État enterre définitivement l’autonomie financière des collectivités locales pourtant inscrite dans l’article 72 de notre Constitution.

Si j’adhère sans réserve à l’objectif de réduction de la dépense publique, l’exemplarité et la réflexion stratégique doivent venir du gouvernement, surtout quand de tels efforts sont exigés, et que leurs conséquences seront désastreuses pour les PME bénéficiaires à 65 % (1) de la commande publique en provenance des collectivités territoriales.
Or, notre Président de la République n’a rien trouvé de plus sensé, à l’occasion du dernier remaniement gouvernemental, que de créer un secrétariat d’État à l’Égalité réelle !

Et un an après leur élection, les Conseillers Départementaux des Yvelines ont décidé d’augmenter la part départementale de la taxe foncière de 66 %.
Nos élites politiques ont perdu tout contact avec la réalité et le quotidien des Français.

Au contraire, dans cette situation d’extrême adversité, notre équipe fait le choix, renouvelé depuis 2008, de ne pas augmenter le taux communal des impôts locaux, et d’accentuer, sans gaîté de cœur, la rigueur de notre gestion, comme cela est détaillé dans ce magazine.

(1) http://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/daj/marches_publics/oeap/recensement/place_pme_dans_mp_2013.pdf

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 16:06
Pierre-Alexandre Bourson
Pierre-Alexandre Bourson


Nous avons eu la tristesse d'apprendre le décès de Pierre-Alexandre Bourson, lundi 7 mars 2016. Ses obsèques se sont déroulées vendredi 11 mars, à 14h, en l’Eglise Saint-Jean Baptiste.



Discours prononcé lors de la cérémonie religieuse


Pierre-Alexandre Bourson a eu une vie intense et riche.

Avec son épouse, il a fondé une grande famille de 4 filles et 8 petits-enfants qui l’accompagnent aujourd’hui. Comme me l’a confié l’une d’entre elles, Françoise, Pierre-Alexandre Bourson avait en réalité 2 familles.

Nous soutenons la première dans ce moment de recueillement et d’hommage.
Sa seconde famille est bien évidemment Carrières-sur-Seine, comme l’atteste la présence de très nombreux Carrillons venus lui témoigner leur estime et leur profonde affection.


Après des études secondaires au lycée Henri IV, Pierre-Alexandre Bourson suit des études de médecine à la faculté de Paris. Diplômé d'une spécialité médico-chirurgicale, il a exercé en tant qu'Oto-Rhino-Laryngologiste (ORL) jusqu'en 1989.

Dès 1970, il fut nommé par décision préfectorale Lieutenant Médecin des Sapeurs-Pompiers, puis Capitaine.


Parallèlement, il se lance en politique, avec succès.

Maire de Carrières-sur-Seine, de 1970 à 1977 et de 1983 à 2001, soit 25 années de mandat de Maire, Pierre-Alexandre Bourson se forge concomitamment un destin national.
Député des Yvelines de 1973 à 1981, il a été Vice-Président de la Commission des Lois, et membre de l'Assemblée parlementaire de l'Alliance atlantique.
Il a également participé à plusieurs missions humanitaires au Liban et en Iran.


Pierre-Alexandre Bourson demeurera le Maire qui a su préserver notre ville,
son caractère fluvial et agricole, son cœur historique, auxquels nous sommes si attachés.

Sa maxime : « Que Carrières devienne la Ville que l’on aime vivre » résonne encore aux oreilles des plus anciens Carrillons. Cette ambition pour notre ville ne le quittera jamais.

Grand aménageur, nous lui devons les principales réalisations et établissements publics de la ville : le Collège des Amandiers, le lycée des Pierres Vives, le Conservatoire de musique, la Bibliothèque, l’Accueil de loisirs Cap Jeunes, les services techniques, l’ancien Centre de Secours des Sapeurs-Pompiers et la Résidence pour Personnes âgées.

Il n’a pas oublié non plus les plus démunis. Il a participé à l’intégration du quartier des Alouettes, en remplaçant le bidonville par des logements modernes et équipés de la Cité de Transit.

Pour assurer le développement économique et financier de la ville, il a créé le Marché et la Zone Industrielle des Amandiers.

Fidèle à sa devise des années 80-90 : « rendre la ville plus belle est fondamental », Pierre-Alexandre Bourson s’est personnellement engagé dans un combat épique pour que Carrières-sur-Seine ne soit pas traumatisée par la traversée de l’autoroute A14.
L’entreprise était périlleuse, tant les enjeux économiques étaient élevés.

Et force est de constater, quotidiennement, l’exceptionnelle réussite de son engagement car le passage de cette voirie, qui aurait pu défigurer définitivement Carrières-sur-Seine, est à peine perceptible.

Que grâce lui soit rendue ici pour cette action hautement salvatrice de notre cadre de vie Carrillon, et pour tous les aménagements réussis dont notre ville porte son empreinte.

Son œuvre est immense et précieuse, il a modelé Carrières en pensant à tous, jeunes et moins jeunes, et restera sans nul doute le Maire qui a le plus marqué l’histoire de notre ville.

Enfin, Pierre-Alexandre Bourson était un historien passionné, auteur de livres, notamment sur l'Histoire de la Révolution Française et de la IIIe République.

Mais sa ville de cœur n’était jamais bien loin, et il a ainsi participé à la réalisation du magnifique ouvrage « Carrières-sur-Seine, 2000 ans d’Histoire ».

Où que se porte notre regard, c’est bien souvent le fruit de son action politique et de son indéfectible engagement que nous sommes conduits à contempler avec admiration.

C’est avec une gratitude infinie que je salue la mémoire de ce grand serviteur de Carrières-sur-Seine et de l’Etat que fut Pierre-Alexandre Bourson.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 15:36
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 13:19
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016

Environ 600 invités ont répondu présents à la Cérémonie des Vœux 2016, à la salle des Fêtes, en présence de :
- Monsieur le Député des Yvelines, Jacques Myard,
- Monsieur le Député des Yvelines, Pierre Lequiller,
- Monsieur le Président de la Communauté d'Agglomération Saint-Germain Boucles de Seine, 1er Vice-Président du Conseil Départemental et Maire de Sartrouville, Pierre Fond
- Madame Nicole Bristol, Conseillère départementale et Maire-Adjointe de la Ville de Montesson,
- Monsieur le Maire du Vésinet, Bernard Grouchko
- Monsieur le Maire de Croissy-sur-Seine, Jean Roger Davin,
- Monsieur le Maire de Saint-Germain-en-Laye, Emmanuel Lamy
- Monsieur le Maire d’Aigremont, Samy Benoudiz,
- Et des représentants des Forces de Police et de Secours, des élus des villes voisines et amies, des présidents d’associations, référents et membres des Comités de Quartier, ainsi que des Carrillons.

A l'occasion de cette Cérémonie, le Commandant "honoraire" retraité des pompiers Serge DULU, Michel LEFEVRE, Président de l'Amicale des Locataires de la Cité du Petit Bois, et Hervé SERRE, Chef d'entreprise du Groupe GMS à Carrières-sur-Seine, ont reçu la Médaille de la ville.


Retrouvez le reportage photo et vidéo sur le site de la ville.

Retrouvez l'intégralité du discours des Voeux

Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
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Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
Samedi 23 janvier. Cérémonie des Voeux 2016
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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:56

Depuis 2010, la ville a fait le choix de mettre fin à l’utilisation de produits phytosanitaires (herbicides, insecticides…), pour préserver la santé des habitants, les ressources en eau et la biodiversité.

Pour l’entretien de ses espaces verts, le désherbage est donc fait de la manière la plus respectueuse de l'environnement, manuellement, à la binette. Il faut donc accepter qu’il y ait une présence de végétaux dans notre environnement urbain.

Ces herbes sont inoffensives pour la santé, contrairement aux désherbants chimiques conventionnels.

Les agents ont également mis en place du paillage (broyats de bois, de chanvre…) dans les massifs. Le paillage, s’il n’est pas efficace à 100% et doit être renouvelé régulièrement, retarde de façon significative la pousse des « mauvaises herbes » et limite l’évaporation de l’eau (ce qui permet à la ville de limiter la fréquence d’arrosage).

Retrouvez, ci-dessous, le reportage sur BFM (à partir de 6 min 20)

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 09:08

A Carrières-sur-Seine, taux de participation est de 49,87%, soit 4 639 votants.

1 er - Liste Union de droite (Valérie Pécresse) : 32,16 % soit 1455 voix exprimées
2 ème - Liste Union de gauche (Claude Bartolone) : 23,70 % soit 1072 voix exprimées
3 ème - Liste Front National (Wallerand de Saint Just) : 13,79 % soit 624 voix exprimées
4 ème - Liste Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan) : 13,40 % soit 606 voix exprimées.

http://www.carrieres-sur-seine.fr/jsp/site/Portal.jsp

Résultats complets bureau par bureau

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 17:34
Je soutiens la liste Debout la France

Je soutiens la Liste Debout la France pour les Yvelines.

Cette liste, conduite par Céline Jullié, incarne parfaitement pour moi la nécessité du renouvellement des élus et l’exigence de compétences, dans un souci désintéressé de servir les Franciliens.

Depuis plusieurs décennies, nous faisons le constat d’un échec renouvelé des politiques mises en œuvre au niveau de la Région. ll faut aujourd’hui mettre un terme à la confiscation de la représentation politique, toujours au profit des mêmes.

Avec leurs colistiers, Thierry Doll et Jean-Pierre Valentin, Maire-Adjoints de la ville de Carrières-sur-Seine, apporteront leur compétence et expérience, le premier sur l’aménagement du territoire, le second sur le transport. Ils partagent avec Nicolas Dupont-Aignan, Céline Jullié et Jean-Louis Roura, fondateur du collectif des usagers du RER, une vision efficace, non dispendieuse, et intègre de l’action publique.

Thierry Doll et Jean-Pierre Valentin sont respectivement en 2e et 8e positions sur la Liste pour les Yvelines. Consultez le blog de Thierry Doll, https://legrandcarillonneur.wordpress.com/

Retrouvez le dernier document de campagne de Thierry Doll et Jean-Pierre Valentin

Retrouvez le programme de Debout la France

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:53


Chères Carrillonnes, Chers Carrillons,

Aujourd’hui, dans toutes les villes de France, les citoyens se sentent lésés par la baisse des moyens des collectivités locales. Imposée par l’État, cette cure d’amaigrissement passe d’autant plus mal qu’il ne se l’applique pas à lui-même.

Pour faire face à la perte irrémédiable de 13 % de nos moyens à partir de 2017*, nous avons fait le choix, au lieu d’accroître les impôts locaux, de résorber les déficits excessifs de certaines prestations (restauration scolaire, activités périscolaires, conservatoire).

Bien sûr, nous ne saurions augmenter les recettes sans rechercher davantage d’économies. Ainsi, nous avons d’ores et déjà réorganisé certaines missions dans les secteurs de la petite enfance, du scolaire et périscolaire, de l’administration générale, des services techniques.

Nous continuerons également à promouvoir la mutualisation de compétences avec la Communauté d’Agglomération de la Boucle de la Seine, à transférer de nouveaux services, aujourd’hui gérés en régie, à des opérateurs privés (par Délégation de Service Public) et à optimiser la gestion des ressources humaines de la Ville.

Je salue les agents de la Ville qui ont dû, ou devront parfois, modifier leurs méthodes de travail et faire aussi bien avec des moyens revus à la baisse.

Je sais pouvoir compter sur eux, comme sur la majorité municipale, pour mener à bien nos missions d’intérêt général dans ce contexte difficile.

Je vous invite donc à consulter le dossier du mois du dernier Carrières Magazine de rentrée sur notre politique RH.

Bonne lecture.


* (Perte de ressources de 2,5 millions d'euros, chaque année, à partir de 2017, sur un budget de fonctionnement d'un peu moins de 19 millions d'euros)
 

Réduire les dépenses de fonctionnement : la masse salariale en question

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 13:46


Fin mai, nous avons voté en Conseil municipal les nouveaux tarifs des prestations municipales. Nous avons élaboré cette nouvelle grille tarifaire dans un contexte sans précédent de baisse des recettes.

Une cure d’amaigrissement imposée par l’Etat

En effet, la principale dotation de l’État, la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF), a diminué de 550 000 euros en 2015 par rapport à 2014, et baissera de 1,7 million d’euros, chaque année, à partir de 2017.

S'il est juste et normal de participer à l’effort collectif de réduction des dépenses publiques, il est en revanche inacceptable que nos difficultés budgétaires soient considérablement aggravées par des dépenses nouvelles dictées par l’État.

Or, l’État nous impose parallèlement à la baisse de dotation une augmentation forte et définitive de nos dépenses de fonctionnement à hauteur de 622 000 euros, correspondant à la réforme des rythmes scolaires, à celle du mode de rémunération des agents publics de catégorie C, aux amendes liées au non-respect du quota de 25 % de logements sociaux (La Loi Alur de mars 2014 a porté le taux de logements sociaux à 25 %. Or, depuis le 1er janvier 2014, Carrières-sur-Seine, avec 20,19 %, dépasse les 20 % de logements sociaux, taux précédemment fixé par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain du 13 décembre 2000).

A ces 622 000 euros s’ajoute une augmentation de 180 000 euros de participation au Fonds national de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC), un mécanisme de soutien des villes considérées « riches » à leurs voisines moins bien loties.

Ainsi, à partir de 2017, la perte de ressources s’élèvera à 2,5 millions d’euros, chaque année, soit l’équivalent de 13 % du budget de fonctionnement de notre ville (19 millions d’euros).

Carrières-sur-Seine doit donc trouver de nouvelles ressources financières pour compenser cette perte certaine.  Au lieu d’augmenter les impôts sans discernement, nous avons fait le choix de résorber les principaux foyers de déficit des prestations communales, dont la restauration scolaire.

La restauration, un déficit excessif que la Ville ne pouvait plus supporter

En 2014/2015, la facturation moyenne aux familles ne couvrait que 55 % du prix du repas, qui était donc subventionné par la Ville à hauteur de 45 %. Le prix moyen payé par les familles était de 3,67 euros par repas, pour un coût de revient payé par la ville de 6,60 euros. En ajoutant les coûts de structure (animateurs encadrant la cantine, gestion des inscriptions et autres frais de fonctionnement), le coût complet de ce repas atteint même 9,80 euros.

Même en révisant les tarifs, en 2016, avec une moyenne de 5,44 euros le repas, nous serons bien loin de couvrir son coût complet (9,80), ni même son coût de revient (6,60 euros). Hier, la cantine représentait un déficit annuel de 600 000 euros. En deux ans, nous souhaitons atteindre, un taux de couverture de 83 % du prix de revient. Le déficit annuel de la restauration scolaire avoisinera alors 270 000 euros.

Ceci dit, la réforme des tarifs de la restauration, des activités périscolaires et des autres prestations n’apportera en 2017 qu’environ 550 000 euros de recettes additionnelles, ce qui ne couvrira que 22 % de la perte des 2,5 millions de ressources de la Ville.

Nous devrons donc faire des économies dans nos dépenses d’une ampleur bien supérieure.

Un choix assumé : résorber les principaux déficits plutôt que d'augmenter les impôts

Téléchargez le dossier du mois sur la réforme des tarifs (CM 77 juin 2015)

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 07:30

Carrières-sur-Seine, toutes les villes de la Communauté d’Agglomération de la Boucle de la Seine (CABS)* et la CABS ont engagé un contentieux contre l’Etat pour annuler le projet de périmètre de fusion qui créerait, début 2016, dans le cadre du Schéma Régional de Coopération Intercommunale (SRCI), une intercommunalité de plus de 340 000 habitants à 20 villes, niant la spécificité presqu’îlienne de la Boucle de la Seine et le niveau d'intégration des 7 communes de la CABS, fruit du travail commun mené depuis 2006.

Le 30 mai, les Préfets des Yvelines et du Val-d’Oise ont notifié à la ville le nouvel arrêté du 21 mai 2015 portant projet de fusion dans le cadre du Schéma Régional de Coopération Intercommunale (SRCI). Ce projet imposerait à la CABS (173 000 habitants) un mariage forcé avec deux intercommunalités voisines – Saint-Germain Seine et Forêts et Maisons-Mesnil, soit 140 000 habitants environ – auxquelles s’ajouterait la ville de Bezons - 28 000 habitants -, soit un ensemble de 20 communes de plus de 340 000 habitants.

Les villes de la CABS unanimement opposées

Déjà, fin 2014, toutes les communes de l'agglomération et la CABS avaient voté contre ce projet en conseil municipal et communautaire, et remis leur avis au Préfet de Région. Les élus et habitants de la Boucle n’ont toujours pas été entendus : le nouvel arrêté du 21 mai 2015 conserve le projet de périmètre avec les 3 intercommunalités et la ville de Bezons. Aussi, le 29 juin, par délibération à l’unanimité de son conseil municipal, la ville de Carrières-sur-Seine a émis, comme la CABS le 17 juin, un nouvel avis défavorable reprenant les trois arguments majeurs déjà évoqués en fin d’année 2014 :

- l’absence de prise en compte de la cohérence géographique de notre Boucle de Seine et de l’efficacité du travail effectué depuis 2006 par les 7 villes de la CABS ;

- l’absence de réflexion sur les outils de gestion à mettre en place entre les 4 entités appelées à fusionner. Quels seront les outils de gouvernance de la future intercommunalité à 20 villes ? Quel devenir pour les élus communautaires actuels ? Quels coûts supplémentaires ? Quid de la dissolution de la Communauté d’agglomération d’Argenteuil-Bezons (Argenteuil ayant demandé son rattachement au Grand Paris) et notamment de la ventilation de sa lourde dette de 85 millions et de la répartition de ses 700 agents ?

- l’absence d’évaluation des conséquences fiscales et des dotations de l’État résultant de ce regroupement.


Une dérogation justifiée

Dans sa délibération du 29 juin, la ville redemande expressément l’application des dispositions du Code général des collectivités territoriales (art. L5210-1-1), à savoir la possibilité de déroger légalement au seuil démographique des 200 000 habitants, pour les territoires présentant des caractéristiques géographiques particulières, une certaine densité de population ou un certain nombre de villes membres.

Or, la géographie presqu’îlienne de la CABS, son projet d’aménagement cohérent présenté dans différents documents de planification**, l’efficacité de notre intercommunalité à 7 contrairement aux voisins qui en sont aux prémices de la coopération intercommunale, et une population de 173 000 habitants qui placerait la CABS à la 14e place des plus grandes « villes » françaises, entre Saint-Etienne et Le Havre, justifient pleinement une telle dérogation. Par ailleurs, cette dérogation a déjà été obtenue par la Communauté d’Agglomération de Melun-Val de Seine (125 000 habitants), celle de Marne et Gondoire, en Seine-et-Marne (92 700 habitants)… Ce qui renforce notre incompréhension devant une telle intransigeance et un regroupement aussi incohérent.

Le dogmatisme de l’Etat engendre un contentieux… pourtant évitable

En s’arc-boutant, sans aucune justification, sur le seuil des 200 000 habitants, l'Etat ignore 10 années de travail fructueux d’intégration de nos 7 villes au sein de la CABS et maintient, sans aucun discernement, un projet de fusion avec 2 intercommunalités, aux bassins de population éloignés, et dont les processus de coopération en sont aux prémices. Regrettant un dialogue impossible avec l’Etat, Carrières-sur-Seine n’avait donc d’autres choix que d’engager, avec les autres villes de la Boucle et la CABS, un contentieux contre l’Etat, pour obtenir l’annulation de cet arrêté préfectoral.

Ainsi, le Tribunal Administratif de Versailles a été saisi, le 22, du recours de la CABS. Le 23, Montesson et Croissy-sur-Seine ont déposé le leur, suivi le 24 juillet, du recours collectif de Carrières-sur-Seine, Sartrouville, Houilles, Chatou et Le Vésinet.

L’arrêté définitif de fusion, prévu pour janvier 2016, fera également l’objet de recours juridiques de la part des élus Carrillons, très probablement ceux des autres villes et de la CABS, pour mettre fin par tous les moyens possibles, à ce projet dénué de bon sens.

* La CABS réunit les villes de Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur- Seine, Houilles, Le Vésinet, Montesson et Sartrouville.
** Plan Local de Déplacements Urbains, Programme Local de l’Habitat Intercommunal et un Schéma de Cohérence Territoriale – SCOT.

Retrouvez l'article paru dans votre dernier Carrières Magazine

Les villes de la CABS unanimement opposées au projet de fusion intercommunale actuel

Les villes de la CABS unanimement opposées au projet de fusion intercommunale actuel

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